Lundi 21 décembre 2009
1
21
/12
/2009
07:00
L'avantage d'un déménagement est qu'on retrouve des choses oubliées: rangées, oui, mais tellement bien que l'on n'y touche plus...
Dans un tiroir, donc, je viens de retrouver un paquet de photos du temps où je n'en faisais pas: ce sont les photos prises avec l'appareil de mon fils. Il s'agit d'un
de mes premiers contacts avec le Mexique, à l'époque où je ne savais pas que ma descendance y ferait son nid et m'y donnerait une famille.
Septembre 2003.
Nous avons, avec mon fils, fait un voyage, de Puebla, où il habitait à ce moment, au sud de Mexico, jusqu'à
Acapulco, un peu en zig zag, ne prenant pas le même chemin à l'aller et au retour.
Il venait de terminer son stage de fin d'études parmi les populations de haute montagne, où il intervenait dans une ONG sur les plantations de café, entre autres.
Son séjour se prolongeant, j'ai fait le saut en avion, non prémédité, jusque là, pour voir où il en était, et parler des éventuels projets. Projets qui ont abouti à l'installation dans ce pays,
mariage puis enfants.
Après l'accueil à l'aéroport de Mexico (en fauteuil roulant comme d'habitude) mon fiston m'a dirigée vers le bus de Puebla, hôtel, repos.
Dès le lendemain, visite de la ville et présentation de ma future charmante belle-fille mexicaine.
Puis nous avons loué une voiture et j'ai laissé faire mon chauffeur-guide-interprète favori, je l'ai laissé libre de tout décider pour moi, guide du routard en appui,
vraiment je suis partie dans le total inconnu non prévu. Un rêve!
Ici, passage de l'état de Puebla à celui de Morelos: la route n'est pas entretenue par les mêmes de toute évidence. Remarquons que dans les voitures, il y a toujours une petite croix accrochée
(porte-bonheur?).
La surprise pour moi a été de découvrir que cette région est de hautes montagnes, vraiment très hautes.
Arrêts dans plusieurs villes dont je ne me souviens plus du nom, juste que la colonisation espagnole est visible partout, ainsi que les processions religieuses catholiques très colorées.
Arrêt et nuit à Cuernavaca, le guide du routard bien utile pour trouver un hébergement, surtout trouver un endroit sans trop d'escaliers pour moi, chaque fois compliqué. C'est dans cet hôtel
que j'ai découvert ce que voulait dire le mot cucaracha (cafard)! J'ai aussi vu que Cortès était passé par là, car il y a une grande forteresse de cette époque, austère et imposante.
Visite d'une cathédrale toute grise et dégoulinante d'humidité et de moisissures verte, climat oblige. Au dessus du porche, deux os croisés, pas très engageants!
Nous avons eu un peu de mal à nous orienter, même avec la carte, croisant de lourds camions surchargés de fruits et légumes, puis nous avons pris l'autoroute. Celle-ci traverse un territoire
Montagneux avec des viaducs vertigineux, et en dessous des rivières brun-rouge, chargées de terre du pays.
Pour arriver à Acapulco, il faut passer dans un tunnel sous la montagne. Derrière se découvre la baie, fabuleuse. Originellement, ce devait être une merveille sauvage et naturelle, à présent
il y a une "vieille" ville, puis le front de mer barré par de hauts immeubles qui sont pour la plupart de grands hôtels.
Des pélicans glissent sur l'eau au milieu des bateaux. Nous avons trouvé un hôtel dans une petite baie proche, toujours avec le routard, avec une vue sur le Pacifique. Nous avons fait un tour en
bateau à fond de verre, d'où on voyait les magnifiques propriétés, et le fond marin très riche, ainsi que tout le front de mer.

Baignade, dégustation de poissons, farniente, visite de la ville, et toujours la pensée de me dire, ce n'est pas possible, je suis à Acapulco avec mon fils, est-ce qu'il y a quelques jours
j'imaginais cela? Et dire qu'il faut que je retourne à... Meaux!
Passage obligatoire: la falaise des Clavadistas, les plongeurs des falaises, un véritable défi qui demande des années d'entraînement pour ces athlètes incroyables. Le spectacle est très
organisé, tout le monde attend de la terrasse les sauts individuels ou en duo, magiques, avec le coucher de soleil sur le pacifique derrière et des sauts avec flambeaux.
Nous reprenons la route, en passant par Taxco, la ville des anciennes mines d'argent. On y visite les vestiges de ces mines, et en ville les nombreux magasins d'objets en argent travaillé,
somptueux, la spécialité de la ville. Elle est toute étagée sur la montagne avec même un téléphérique. Problème pour marcher avec ma canne car tout monte ou descend. Heureusement je suis bien
accompagnée et soutenue.
L'hébergement se trouve à l'hôtel Los Arcos, qui n'en a pas l'air de l'extérieur mais c'est un ancien couvent.
Je me souviens que nous avons diné dans un restaurant servis...par une française!
Après Taxco, nous avons encore fait de nombreuses visites, mais...plus de photos.
Et voilà donc ce voyage. Les autres fois, je suis allée vers la partie plate du Mexique puisque c'est dans la péninsule du Yucatan qui est un plateau calcaire, que la famille est
installée.
Maintenant si je range les photos, elles seront au moins présentes ici.
Par Annie
-
Publié dans : ailleurs...au Mexique
-
7
-
Recommander
Vendredi 11 décembre 2009
5
11
/12
/2009
07:00
Naissance, à la grande fierté de sa mère, un jeudi, d'un jeune homme intrépide, courageux, téméraire, et aussi réfléchi, créatif, généreux...
Par Annie
-
Publié dans : ailleurs...au Mexique
-
11
-
Recommander
Mercredi 11 novembre 2009
3
11
/11
/2009
07:00
Dimanche, au téléphone avec mon fils, lui au Mexique, moi en France, j'entends en fond une
musique, des percussions, bizarre...
En fait il se trouve, en famille, au milieu d'une fête qui rassemble des "Indigènes du monde". Toltèques, Japonais, Apaches, à Felipe Carrillo Puerto (État du Quintana
Roo).
Ce sont les joies de la communication moderne et des portables: on peut se trouver, en restant dans son fauteuil, en pleine fête à l'étranger, y participer en quelque sorte:
Par Annie
-
Publié dans : ailleurs...au Mexique
-
14
-
Recommander
Vendredi 9 octobre 2009
5
09
/10
/2009
07:00
La réponse à la question d'hier est: la grande photo à droite.
C'est une photo que j'ai déjà publiée ici, mais si je devais trouver un seul site à revoir au Mexique, c'est celui-là.
Rien que pour le voir, il faut des heures d'avion et de fatigue mais il vaut le déplacement.
Il s'agit de Ek Balam. On le trouve près de la ville de Valladolid et non loin du site célèbre de Chichen Itza. Ce site est avant tout un site archéologique.
Cependant la photo parle d'un endroit à côté de la zone historique, qui se nomme CENOTE, et qu'on atteint après un parcours de quelques kilomètres de sentier chaotique à pied ou à vélo (pour
moi en tricycle-taxi). Dans la forêt tropicale on découvre un trou géant avec le fond rempli d'eau sur une grande profondeur: c'est un effondrement dans un
système de rivières souterraines qui parcours le plateau du Yucatan. Il y a de nombreux Cenotes dans cette région.
L'arbre que l'on voyait sur la photo hier a eu la bonne idée de pousser sur le bord et ainsi ses racines gigantesques plongent dans le trou pour puiser l'eau. On croirait des lianes et les locaux
en font une attraction: on peut descendre en rappel, ou bien du bord sauter dans l'eau en s'aidant d'une corde depuis très haut. On peut aussi descendre
par des escaliers et nager dans l'eau douce.
Hop! Le saut!
Quand à moi je n'ai pas pu descendre, j'ai donc pris les photos...
Me voici de nouveau en train de rêver, mais si je retourne au Mexique ce sera en premier lieu pour voir ma famille, et avant, il y aura mon déménagement...
Par Annie
-
Publié dans : ailleurs...au Mexique
-
15
-
Recommander
Merci à vous d'avoir écrit...