Il fut un temps où je me suis sentie croyante, puis athée, puis croyante, puis cherchant, puis doutant, j'ai regardé partout.
Si au lieu de se limiter à une définition tout le monde se réconciliait? Chacun sa vérité et sa croyance, mais la réalité ultime est sans doute aussi immense qu'elle est diverse selon le point de
vue où on se place et quelquefois les mots sont synonymes:
(D'après "Conversations avec Dieu" de Neale D. Walsch)
Alors, docteur, que dois-je faire pour être en bonne santé?
-Eh bien...commencez par cesser de fumer.
-D'accord, quoi d'autre?
-Pas d'alcool ou bien très modérément.
-Mangez de tout, peu de sucre , de graisses, attention aux calories, au mauvais cholestérol, aux additifs chimiques, aux aliments choisis, observez TOUTES les étiquettes.
-Ah quand même! ET...?
-N'ayez des rapports sexuels que dans une relation saine, ni trop ni trop peu.
-Plus de vagabondage, de libertinages, de... alors?
-Vous voulez le SIDA, les MST? Vous voulez une crise cardiaque?
-Euh, non, et...?
-Couchez-vous à heures régulières, pas trop tard, et dormez suffisamment, sans ressasser vos ennuis avant le sommeil.
-Ah?
-Ensuite décidez que vos pensées seront positives, pas juste de temps en temps, mais consciemment, tout le temps, pas de rumination, pas de rancune, de haine, de stress (le stress déclenche une cascade de sécrétions hormonales et de réactions nerveuses complexes, le
déséquilibre hormonal est source d'un affaiblissement de la réponse immunitaire), de...
-Attendez, docteur, là vous demandez trop, c'est pas une vie ça, et c'est si ennuyeux! Qu'est-ce que vous allez m'interdire encore?
-Mais JE n'interdis rien, c'est vous qui m'avez posé une question! Je vous dis juste comment la vie fonctionne!!!
-Bon, merci bien, je continue comme avant alors, je veux profiter de la vie!
Tout le monde a entendu cette histoire, et tout le monde s'étonne cependant de mourir en mauvaise santé...
Ce qui est étonnant c'est que profiter de la vie quand on s'est apporté par soi-même un tas d'ennuis de santé (de non-santé) n'arrive pas et n'arrivera pas si on n'est pas vigilant.
On ne profite de rien, on est mal, la famille va mal, l'entourage est mal ...
A l'inverse, quand la bonne santé physique, psychique et spirituelle est atteinte en cohérence, l'ennui n'y est pas, on respire à fond, on n'a pas de douleurs, on se sent joyeux, les gens autour de
soi le sont par contagion, l'esprit étant éveillé PROFITE de chaque instant et place son plaisir à un niveau élevé de conscience. Les plaisirs matériels sont toujourslà, et
cependant on ne place plus sa qualité de vie sur le même point de vue.
Rien n'a changé en apparence, et cependant la vie est abondante, rayonne, est lumineuse de l'intérieur, tout va bien.
Et pour se motiver à commencer?
"Si un jour vous attendez que quelqu’un vienne vous motiver, vous risquez d’attendre toute votre vie ! Réalisez que vous êtes responsable de votre propre motivation,
personne d’autre."
(citation de www.reussirsavie.org)
Ce 31 octobre n'a jamais signifié Halloween pour moi, il fut même un temps où je ne savais pas que ça existait!
Dans l'illustration aux citrouilles, ce que je remarque ce sont les papillons: ceux qui, après métamorphose, s'envolent.
Le 31 octobre 1977, j'ai passé cette initiation en une nuit de métamorphosecomplète.Il y a eu un avant et un après.
Un stage de sécurité sur des maquettes d'avion, sportif, physique (profession d'alors: hôtesse de l'air), des douleurs intenses dans le cou, et, la nuit suivante,
réveil avec des fourmis dans les extrémités.Je veux allumer la lumière, impossible, plus de commande! Non pas de la lampe de chevet, mais MA commande à moi.
Ça ne répond plus.
Je réveille mon mari, il allume, c'est la panique. Nous avons un bébé de 5 mois dans la chambre à côté, une petite fille, qui heureusement "fait" ses nuits. Impossible non plus de m'habiller, il
m'habille, me porte dans l'ascenseur, dans la voiture, le bébé dort seule dans sa chambre.
Arrivée aux urgences de la clinique d'à côté, seul endroit médical connu, où j'ai accouché 5 mois avant: les internes de service, un week-end de Toussaint, paniquent et m'envoient vers l'hôpital du
coin, de nouveau la voiture, et quand nous arrivons, il ne reste que ma tête qui bouge. Les 4 membres sont entièrement paralysés.
A ce moment, je pense à une crise de tétanie passagère, la seule chose que m'évoquent ces fourmillements (qui à ce stade ont disparu, laissant place à...rien). Comme le lendemain est férié, 1e
novembre, pas de diagnostic avant le retour des médecins spécialistes, le 2.
Les quelques jours qui suivent se bousculent dans ma mémoire, je me souviens seulement que les infirmières lavaient chaque matin le corps boutde bois dénudé sans égards pour ma
pudeur, sans que je puisse protester, me donnaient à manger comme à un bébé, directement dans la bouche, et me faisaient des piqûres de calcium. Je ne me grattais plus le bout du nez, ni ne
bougeais un doigt de pied. Ma vie était: rien. Si, respiration et coeur qui bat tout de même.
Mon mari, heureusement, rentré chez nous, a retrouvé notre fille toujours endormie, et au matin l'a confiée à la nourrice, ainsi que les jours suivant. Puis elle a été placée dans la famille et
bien soignée et accueillie.
De mon côté on me montre...au psychiatre, au cas où je simulerais! En effet on découvre que je retravaille depuis trois mois environ après mon congé maternité, et que je n'en ai pas du tout envie,
préférant m'occuper de mon enfant. Que mon esprit inconscient se soit mis à l'ouvrage pour m'empêcher de travailler semble possible. J'avais en effet à cette époque pris des contacts pour
travailler au sol, malheureusement notre maison en construction avait nécessité des crédits importants, qui ne pourraient être remboursés si mon salaire baissait, ce qui aurait été le cas si
j'avais travaillé au sol.
A l'époque ce diagnostic m'a scandalisée, et en effet des mois plus tard, quand des examens plus approfondis seront faits, il sera mis en évidence que ma moelle épinière a été touchée au niveau des
cervicales, elle est comme aplatie. Cependant maintenant je pense que c'était l'UN et L'AUTRE diagnostics qui étaient valables, rien n'arrivant jamais par hasard selon moi. La puissance de l'esprit
est incroyable tant positivement que négativement.
Le mien, d'esprit, doit avoir un pouvoir extrême si sa solution pour que je reste à la maison passait par là. Seulement, il faut voir aussi mon histoire personnelle, mon vécu avec mes parents, mon
désir d'être uniquement mère n'étant pas étranger à cela.
Que se passe-t-il ensuite? Un kiné intervient pour mobiliser passivement mes membres, puis quelque chose bouge, je ne saurais dire quand. En tout cas des centaines, des milliers, peut-être, de
séances plus tard, j'ai remarché, refait fonctionner mes bras, avec des séquelles qui restent aujourd'hui cependant. J'ai eu deux autres merveilleux enfants. J'ai été une mère de famille à plein
temps, un peu différente des autres, avec des difficultés, mais que j'ai surmontées. J'ai été aidée pour les élever, toutes astuces pour changer les couches, habiller un enfant (remplacer
les boutons par des velcros par exemple), ayant été mises en place. Une opération aux pouces de chaque côté a été pratiquée (transfert de tendons) pour que je retrouve l'opposition pouce/doigts.
Mes doigts ne fonctionnent pas comme tout le monde mais ils arrivent à faire plein de choses tout de même. Je boite, mais je peux sortir aussi de chez moi, avec une canne, et parfois, non.
Mon esprit a de nouveau montré de quoi il était capable quand, après le décès du deuxième de mes fils, j'ai craqué, et me suis retrouvée cette fois en fauteuil roulant, électrique, mes 4 membres
ensemble s'étant mis d'accord pour ne plus aller de l'avant, une petite mort avant l'heure en somme. Épisode suivi d'un renouveau qui durera jusqu'à je ne sais quand (tant que je
positiverai?).
Maintenant je suis capable de passer ce 31 octobre sans y mettre trop d'attention. Je le passe plutôt en remerciant la Vie de ces expériences, qui ont fait de moi ce que je suis, une
personne tout à fait autre que ce qu'elle aurait été si j'avais eu une vie "normale". Je sais prendre ma vie en mains, je sais choisir mes directions, garder le cap fixé, me connecter à mon être
intérieur, de manière positive, délibérée, cohérente. Je sais ce que vaut la vie, que c'est un processus merveilleux dont la plupart du temps on n'a pas conscience.
" En nous confrontant à la douleur extrême, l'épreuve permet à la face cachée de notre être de se manifester, révélant toute notre beauté intérieure. Et l'on
s'aperçoit que notre échelle de valeurs s'en trouve modifiée, donnant un autre sens à la vie". (http://www.lapetitedouceur.org)
:
Voyageuse car retraitée du personnel navigant commercial d'Air France, en route vers ma propre Sagesse intérieure, je vous accueille dans mes élucubrations.
Merci à vous d'avoir écrit...